in

Premier essai : Examen du Harley-Davidson Breakout, notre avis & verdict

Moteur :

La Breakout bénéficie du bicylindre en V Milwaukee-Eight de Harley, qui a été vu pour la première fois sur la gamme Tourer 2017. Pour les Softails 2018, ce bloc a reçu un double contre-balancement interne, qui fonctionne avec les supports moteur rigides pour réduire les vibrations.

C’est encore assez instable, mais ça se calme à grande vitesse. La bande son ‘potato-potato-potato’ de Harley est omniprésente.

Les huit modèles Softail sont équipés de série du moteur 107 de 1745 cm3. Pour un supplément de 1 200 €, les acheteurs peuvent opter pour le 1868cc 114, qui est le groupe motopropulseur que nous avons testé.

Le 114 développe 92,7 ch et 114 lbft de couple. Le couple maximal est atteint à 3 000 tours, tandis que le moteur atteint son maximum juste avant 6 000 tours.

Il s’agit d’une unité polyvalente, avec une abondance de puissance – le pic est atteint à 5 020 tr/min. Selon les chiffres de HD, la 114 est 9% plus rapide de 0 à 100 km/h que la 107, et 13% plus rapide en cinquième vitesse de 60 à 80 km/h.

Maniabilité :

Ce que l’on remarque immédiatement sur le Breakout, ce sont ses caractéristiques musclées, à savoir son énorme pneu arrière de 240 mm à profil plat, ses barres larges et son design allongé. Ces facteurs combinés rendent le vélo incroyablement stable en ligne droite, mais les virages sont une toute autre histoire.

Le nouveau châssis Harley-Davidson, plus rigide de 34%, a permis de réduire le poids de la moto de 17 kg par rapport au modèle précédent, mais avec ses 305 kg sur le mouillé, la Breakout a besoin d’un sérieux coup de pouce pour entrer dans les virages, et les manœuvres à faible vitesse sont également un effort. Une fois en position penchée, attendez-vous à ce que les chevilles grattent presque immédiatement – le Breakout n’a qu’un angle d’inclinaison maximum de 26,8°.

L’inclinaison de 34° n’est pas propice à un sentiment de connexion avec la roue avant, ce qui n’inspire pas confiance dans les virages les plus serrés.

Là où ce modèle brille, c’est sur les routes longues, larges et ouvertes – le genre de routes que l’on trouve sur le territoire de Harley. Ce modèle dévoreur d’asphalte est puissant, stable et, pour la plupart, confortable.

Cependant, j’ai eu l’impression que la moto conviendrait mieux à une personne ayant un peu plus de longueur de jambes et de bras que moi. Il était difficile d’atteindre le guidon et les commandes au pied, ce qui rendait les vitesses déjà encombrantes encore plus lourdes.

Mais ce problème peut probablement être résolu, car la gamme d’accessoires Harley 300 comprend des repose-pieds et des sièges alternatifs.

Suspension :

La fourche est équipée d’un nouveau clapet Showa à double courbure, qui a permis d’aplanir les quelques bosses présentes sur les routes bien asphaltées de notre essai.

Le nouveau mono-amortisseur à l’arrière a une précharge réglable, qui peut être changée facilement grâce à un subtil réglage à distance sur le côté de la moto.

Freins :

Comme les autres modèles de la gamme Softail, le Breakout est équipé d’un seul disque avant avec un étrier fixe à quatre pistons. À l’arrière, on trouve un étrier flottant à deux pistons. Utilisé conjointement, ce système est à la fois progressif et puissant. L’ABS est bien sûr de série.

Equipement :

Le Breakout est sans doute l’option la plus élégante de la gamme Softail 2018. Le cadre, les barres et les garnitures sombres font vraiment ressortir le moteur chromé. Ces jantes ” Gasser II ” et ces pneus larges sont superbes, et le compteur de vitesse monté sur le collier de la barre donne au dessus du réservoir un look épuré.

Un phare à bandeau vertical de LED brille à partir de l’unité de forme traditionnellement ronde, tandis que le démarrage sans clé avec système de sécurité et un port USB monté sur la tête de direction sont également présents.

Malgré son prix, la moto n’est pas équipée d’un système anti-patinage, et elle en bénéficierait probablement compte tenu de son couple considérable.

On aime :

Le look de la Breakout, inspiré des pistes de dragster. Il est long, maigre et méchant, avec des effets sombres et du chrome en quantité égale.

On n’aime pas :

Une chose sur laquelle Harley-Davidson n’a pas crié lors du lancement, c’est la disparité entre les capacités en carburant de la nouvelle et de la précédente Breakouts. Alors que le modèle précédent pouvait contenir 18,9 litres, le réservoir de la moto 2018 ne prend que 13,2 litres, et est désormais le plus petit de la gamme Softail. Je comprends que l’on réduise le réservoir pour améliorer le look, mais c’est une grande différence, qui entraînera une sérieuse réduction de l’autonomie.

Verdict :

Si vous montez à bord du Breakout en vous attendant à une conduite légère et agile, vous serez déçu.

Mais l’indice est dans l’inspiration. Harley-Davidson l’a appelé le “modèle inspiré des pistes de dragster” et comme nous le savons tous, les pistes de dragster sont des sprints en ligne droite.

Si vous abordez la moto avec cette mentalité, vous êtes assuré de faire une belle balade. Lorsque vous ouvrirez les gaz sur les longues routes pour lesquelles le Breakout est né, le couple menacera d’étirer vos bras et vous rirez à haute voix du grognement du gros bicylindre Milwaukee Eight.

Modèle testé : Harley-Davidson Breakout 114

Prix : A partir de €18,395, modèle testé €18,745

Moteur : 1868cc Milwaukee-Eight 114

Puissance : 92.7hp

Couple : Couple de 114ft-lb

Poids à vide : 305kg

Hauteur du siège : 665mm

Écrit par Hugo. V

Bienvenue sur monpiaf.fr, passionné de mécanique et de l'univers automobile en général, je vous partage mon savoir faire et j'essaye de répondre aux questions les plus fréquemment posées.

A quelle fréquence dois-je changer le liquide de refroidissement du moteur ?

Qu’est-ce que le gaz E85 & à quoi sert-il ?